PlayStation 3, la console qui coûtait 3,3 milliards

Forbes cite les bilans annuels de la Securities and Exchange Commission, en révélant que la PlayStation 3 aurait coûté à Sony la bagatelle de 3,3 milliards de dollars depuis son lancement. Ce gouffre financier s’explique par les coûts de fabrication de la machine, ses composants, les chaînes d’assemblage et surtout la vente à perte.

Bien que la PS3 gènère enfn quelques bénéfices, l’investissement consenti risque de ne jamais être comblé. Le bilan statue que « Même si la plateforme est un succès sur le long terme, cela prendra plus de temps que prévu pour compenser l’investissement, provoquant un impact négatif sur la rentabilité de Sony »

En effet, bien que les ventes de la division jeux de Sony aient augmenté sur la dernière année de 26,3% à 11,9 Milliards de dollars, les pertes se poursuivent, atteignant 1,15 milliards. C’est toutefois la moitié des pertes de 2007, donc on peut estimer que Sony parvient à limiter les dégâts grâce à des coûts de fabrication moindres.

La disparition de la rétrocompatibilité, de l’Emotion Engine de la PS2 et l’apparition des versions cheap de la console avec moitié moins de ports n’y sont pas étrangers. Pour que la PS3 coûte moins cher, il fallait simplement la désosser-vider et la proposer à un prix plus attractif pour redynamiser les ventes.
Traduisez donc « Personne n’a besoin de la rétrocompatibilité » par « les composants nous coûtent trop cher, on la vire« . Vous l’aviez déjà compris de vous-même.

En termes de machines, les ventes de l’année fiscale 2008 se traduisent ainsi :

  • PS2 : 13.73 millions (- 0.98 millions)
  • PSP : 13.89 millions (+ 4.36 millions)
  • PS3 : 9.24 millions (+ 5.63 millions)

Côté logiciels, le résultat est plus visible :

  • PS2 : 154 millions (- 39.5 millions)
  • PSP : 55.5 millions (+ 0.8 millions)
  • PS3 : 57.9 millions (+ 44.6 millions)

La PlayStation 2, malgré sa mort clinique reste la console la plus rentable et la plus populaire de Sony, écrasant ses soeurs au passage. Catalogue énorme, prix ridicule, manettes agréables qui vibrent, silencieuse, minuscule. La séduction de la PS2 reste incontestée et le marché du neuf conforte cette idée. Sans parler du marché de l’occasion où les perles de 2-3 ans d’âge s’échangent à des tarifs plancher.

On comprend que Sony vive dans l’espoir de réitérer l’exploit de la PS2. Le line Up de 2008 est sensé concrétiser une opportunité, celle de dominer la Xbox 360 qui s’essouffle, et de devenir la drogue dure des casuals qui se sont essayés au shit de la Wii.

Les jeux et le prix ne feront pas tout. C’est toute une image pédante que Sony va devoir corriger pour lutter avec la Philosophie du Sourire ou le Funk Communautaire des voisins d’en face.

Sony est-il seulement prêt à l’humilité ?

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